Mosaïque de pierre indienne, Pacchi kari

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Des boîtes incrustées de pierres de couleur qui évoquent la magnificence de l’art moghol à l’apogée de sa splendeur au Tâj Mahal.  Le Pacchi kari d’Agra,ville du Taj

Marbre Inlay Incrustation de pierre

 

ARTISANAT INCRUSTATION PIERRE INDE

Eléphant et boite réalisés en Pacchi kari – Mes Indes Galantes

 

ARTISANAT INCRUSTATION PIERRE TAJ MAHAL

 

 

L’empereur moghol Shâh Jâhan fit élever à Agra, dès 1632, le célèbre mausolée du  Tâj Mahal qui abritera la dépouille mortelle de son épouse Mumtâz Mahal  dénomée  «L’Elue du Palais »  avant d’accueillir la sienne.

 

artisanat incrustation pierre agra

 

Un chroniqueur raconte que la douleur du Shâh fut telle, sincère et profonde, que la barbe noire de l’Empereur, dont les miniatures mogholes nous ont conservé le souvenir, blanchit en l’espace d’une nuit.

 

 

artisanat incrustation pierre pachi karri

Sur tous les plans, ce mausolée est un véritable joyau. Il reflète les multiples facettes des influences timouride, européenne, indienne dont se réclamèrent architectes, artistes, lapidaires, pour son édification. Au-delà de sa destination funéraire, sa signification allégorique s’inscrit en filigrane comme un écho terrestre des jardins du paradis.

Les versets du Coran et les entrelacs floraux qui enserrent l’édifice chantent cette mystérieuse correspondance.

 

 

Le poète hindou Rabindranath Tagore, a comparé le Tâj Mahal

« à une larme solitaire posée sur la joue du temps ».

 

 

 

La beauté des textes et de la calligraphie est rehaussée par la délicatesse des motifs floraux qui parent la surface de marbre blanc.

Des fleurs d’essences diverses, sculptées dans le marbre  en un sobre relief (munabbat kârî ) ou constituées d’incrustations de pierres semi-précieuses ( parchîn kârî ) aux reliefs chatoyants, se déploient en gracieuses arabesques qui attestent de l’éblouissante virtuosité des lapidaires moghols.

Dans la culture islamique, les fleurs sont perçues comme des symboles du Royaume de Dieu.

Elles sont décrites par les poètes persans comme jaillissant des eaux du paradis.

 

Les lapidaires ont ciselé dans le marbre opalin ou serti de pierres semi-précieuses  les contours délicats de lis, narcisses, iris et tulipes.

L’esprit du dessin, sinon la forme, plonge ses racines dans des modèles séfévides peints au XVè siècle dans les marges des miniatures persanes ainsi que dans les décorations florales de l’architecture timouride.

Dès les premières décennies du XVIIè siècle, les motifs floraux européens commenceront à influencer également l’art moghol à travers le naturalisme et le réalisme des herbiers et des planches de botanique apportés d’Europe. Les lapidaires connaissaient aussi la technique florentine « commesso di pietre dure » à travers les nombreux présents et objets en pietre dure parvenus d’Italie à la cour moghole.

 

Les historiens d’art désignent du nom de « pierre dure » les incrustations de pierres semi-précieuses qui émaillaient les surfaces de marbre.

Les chroniqueurs persans et moghols appelaient cette technique parchîn kârî où de minces sections de pierre dure  et semi-dures, taillées avec un soin extrême et travaillées en forme de vrilles et d’arabesques florales, étaient serties dans le marbre blanc, s’épanouissant sous forme de fleurs chatoyantes.

Les gemmes provenaient de l’Inde et des régions alentour : ambre jaune venant de Birmanie, lapis-lazuli d’Afghanistan, néphrite du Turkestan chinois, cornaline, agate, améthyste, jaspe, béryl vert, calcédoine, onyx, corail..

C’est pour leur beauté et peut-être pour les vertus bénéfiques ou prophylactiques qui leur étaient attribuées, que ces pierres ont été choisies.

 

Porte Ganesh au Amer Fort de Jaipur construite en  1667 par le roi Jai Singh II 

 

Utilisation moderne des techniques d’incrustation

 

A Agra, notamment, les artisans indiens créent une multitude d’objets à partir de la technique décorative du Tâj Mahal, parchîn kâri :.

Dessus de table, médaillons, animaux décoratifs, boîtes à bijoux.. incrustés de malachite, lapis-lazuli, turquoise, jaspe, cornaline et corail, dont les motifs relèvent  d’une inspiration persane. On utilise de l’albâtre, à l’origine presque transparent, qui est bouilli pour atteindre une opacité.

 

Pietra dura désigne la forme italienne de cette technique d’incrustation qui utilise des pierres de couleur taillées et ajustées, hautement polies pour créer des images. La maçonnerie, après assemblage lâche, est collée pierre par pierre, sur un substrat, après avoir été préalablement tranchée et découpée en différentes sections de forme, puis assemblée avec une telle précision que le contact entre chaque section est pratiquement invisible. La stabilité est obtenue en rainurant le dessous des pierres pour qu’elles s’emboîtent à l’intérieur d’un cadre.

 

 

Cette technique, apparue pour la première fois à Rome au XVIè siècle, utilisée pour l’architecture des sols et des murs avec des motifs géométriques et figuratifs, a atteint son apogée à Florence. Les pierres de base sont généralement de marbre vert, blanc ou noir.

 

 

L’art byzantin l’a également utilisée pour décorer les sols d’incrustations

Une multitude d’objets se créent : plateaux de table, plaques murales, boîtes à bijoux, médaillons, camées, jardinières, ornements de jardin.

Une forme populaire de cet artisanat, dont Naples est devenue l’un des  centres, a consisté à copier un tableau. Propagée jusqu’au XIXè siècle, cette technique est maintenant en déclin et ne sert que des travaux de restauration.

 

 

 

Pietre dure, au pluriel, qui signifie « roches dures »,  est une technique de marqueterie de pierre qui englobe la gravure sur pierre précieuse et la sculpture sur pierre dure d’objets tridimensionnels en pierre semi-précieuse. Elle utilise des pierres plus grandes découpées pour former une image.

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