Bouddha de médecine

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Le Bouddha de médecine est un type particulier de Bouddha qui a pris une importance de plus en plus grande au fur et à mesure du développement de la doctrine Mahâyânique et Tantrayanique. Il est particulièrement vénéré au Japon, en Chine, en Corée et dans l’ancien Tibet.

Apporte la guérison – Protège des maladies – Maintient le corps en forme

 

Bhaishajyaguru, « Maître guérisseur » ou Bouddha de médecine, est l’un des bouddhas mahāyāna du passé, devenu une émanation de Shakyamuni spécialisée dans les guérisons matérielles et spirituelles et la protection contre les calamités. Son nom tibétain complet est Bhaişajyaguruvaidūryaprabha,
« Maître guérisseur à la lumière de lapis-lazuli ».

 

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Statue Bouddha Médecine – Mes Indes Galantes Paris

 

 

L’idée que le Bouddha guérit tous les maux existe dès les débuts du bouddhisme. Dans les Sutra, le Bouddha est souvent considéré comme le médecin, le disciple comme le malade, le Dharma comme le remède, sa mise en pratique comme la prise du remède et l’atteinte du nirvana comme la guérison définitive de tous les maux du samsara, y compris les maladies.

Les quatre nobles vérités elles-mêmes se présentent comme :

1.Le diagnostic de la souffrance.

2.L’étiologie (étude des causes et des facteurs d’une maladie).

3.Le remède.

4.Son mode d’application.

C’est dans le Mahayana qu’apparaît une manifestation du Bouddha spécialement envisagée comme étant le maître thérapeute. Il est question dans le Sutra du lotus du bodhisattva Bhaisajyaraja, un roi de médecine dont les paroles guérissent les maux, et du bodhisattva Bhaisajyasamudgata, « le médecine suprême ». Mais c’est dans le Bhaisajyagurusutra que le Bouddha de médecine apparaît en tant qu’entité à part entière et qui a formulé comme vœu originel comprenant douze volets, de guérir tous les êtres, de tous leurs maux.

Le sutra est traduit en chinois  au VIIème siècle et se diffuse ensuite au Japon et à la Corée. La traduction tibétaine elle date du IXème siècle.

 

Les douze vœux de Bhaisajyaguru ou Bouddha de Médecine :

Ces vœux dépassent le seul cadre médical pour s’étendre dans un domaine plus social ce qui a sans doute contribué à la popularité de ce Bouddha.

 

Statue bronze Bouddha Médecine et la plante Aroura- Mes Indes Galantes Paris

 

Ces vœux sont les suivants :

1.Répandre sa lumière dans d’innombrables mondes afin de rendre les autres égaux à lui.

2.Illuminer tous les êtres qui sont perdus dans les ténèbres.

3.Combler les besoins de chacun avec équanimité.

4.Ramener les égarés sur la voie du Mahayana.

5.Amener ceux qui ont foi en lui à suivre la discipline.

6.Guérir tout être souffrant d’infériorités physiques 
ou d’affections mentales.

7.Guérir tout malade du corps ou de l’esprit, pourvoir en amis, en famille et foyer tous ceux qui en sont privés afin de les aider et les guider vers l’Eveil.

8.Faire que les femmes, défavorisées,
renaissent hommes jusqu’à l’Eveil.

9.Protéger les êtres de l’illusion, leur montrer la vue juste
et la voie des bodhisattva vers l’Eveil.

10.Sauver ceux qui sont en détresse, emprisonnés
ou les condamnés à mort.

11.Nourrir les affamés, abreuver les assoiffés.

12.Procurer des vêtements aux êtres nus ou indigents.

 

L’iconographie Bouddha de médecine

 

 

Bhaisajyaguru est représenté à l’image du Bouddha mais son corps est décrit comme étant de la couleur du lapis-lazuli.

 

Dans la main gauche en mudra de méditation posée sur son giron, il tient un bol médicinal qui, selon certains textes, serait ciselé dans un bloc de béryl aurait douze côtés rappelant ainsi les douze vœux formulés par le Bouddha de médecine pour aider les êtres.  De sa main droite il effectue la mudra du don et tient une tige de myrobolan.

Au Japon et en Chine son iconographie peut être un peu différente. Il est généralement représenté avec un corps de couleur dorée, en position debout ou assise, exécutant la mudra d’absence de crainte de la main gauche et tient un pot à onguent. De la main droite, il fait la mudra du don. Enfin il est souvent représenté accompagné de ses assistants Suryaprabha et Candraprabha.

 

Le champ pur de Sudarnasa :

Il a pour champ pur terre pur (sorte de paradis) Sudarnasa « Beau à contempler », domaine situé à l’est et dépeint comme une terre médicinale où tous les maux disparaissent, qu’ils soient physiques ou mentaux. Ce domaine est en fait des cieux lapis-lazuli qui ont en leur centre la cité médicale de Sudarnasa. Au centre de cette cité on trouve le Palais céleste dont l’espace est l’espace de la réalité absolue (le dharmadathu). Il est constitué de cinq sortes de joyaux et est orné de joyaux précieux qui guérissent les 404 sortes de maladies existantes.

 

 

C’est dans le palais intérieur que siège le Bouddha de médecine, il rayonne d’une couleur lapis-lazuli très pure et est entouré d’une foule de bodhisattva et de disciples bouddhistes et non-bouddhistes. Dans le Palais extérieur siègent huit autres bouddha de médecine entourés d’arhat (des hommes sages qui sont sur le point d’atteindre le nirvana) et de bodhisattva.

Quatre montagnes marquent les directions cardinales : au sud la montagne « pénétrante », de nature solaire, qui recèle tous les remèdes et plantes soignant les maladies froides. Au nord la montagne couverte de neige, de nature lunaire, où poussent toutes les plantes guérissant les maladies chaudes. A l’est la montagne parfumée, couverte d‘une forêt de myrobolan, une panacée. A l’ouest le mont Malaya où l’on trouve toutes sortes de minéraux et de sources thermales. D’innombrables oiseaux et animaux vivent dans ces lieux. Certains qui obtiennent la chance de renaître en cette terre pure sont des thérapeutes authentiques mais aussi tous ceux qui chantent avec foi le nom et le mantra du Bouddha de médecine.

 

Les mantra associés au Bouddha de médecine :

Le long mantra du Bouddha de Guérison

Om Namo Bhagawaté Békadzé / Gourou Bèndourya Prabha Radzaya / Tathagataya / Arhaté Samyaksam Bouddhaya / Tayatha / Om Békadzé Bekadzé / Maha Békadzé Békadzé Radza / Samoungaté Soha

Le court mantra du Bouddha de Guérison

Tayatha / Om Békadzé Békadzé / Maha Békadzé Békadzé Radza / Samoutgaté Soha

 

La pratique du Bouddha de médecine par Kyabjé Lama Zopa Rinpoché (un lama de Thami, un village dans la région de Khumbu, au Népal) :

“Visualisez-vous sous votre forme habituelle, avec le cœur au milieu de la poitrine et en position inversée, c’est-à-dire pointe dirigée vers le haut. à l’intérieur de votre cœur se trouve un lotus blanc à huit pétales. En son centre, un disque lunaire sur lequel est assis le Bouddha de Guérison dans son aspect de transformation suprême. Son corps sacré est clair et de la nature d’une lumière bleu foncé ; dans sa main droite, il tient une plante aroura ; dans sa main gauche, un bol à aumône.

Devant le Bouddha de Guérison se trouve une déesse de médecine blanche, La Sagesse Accomplie ; à sa droite se trouve la déesse de médecine jaune, Richesse Simultanée ; derrière lui se trouve la déesse rouge de la forêt, Gorge de Paon ; à sa gauche se trouve la déesse verte des arbres, La Radieuse.

Chaque déesse, de la nature de la lumière radiante de la félicité, a un visage et deux bras, tient dans sa main droite une plante aroura, et dans sa gauche, un vase décoré d’ornements variés. Les quatre déesses sont assises, jambes croisées, sans être complètement dans la position du Vajra, mais dans une attitude exprimant du respect pour le Bouddha de Guérison.

Faites ensuite cette requête : « Ô Destructeur, Accompli dans Toutes les Qualités et Allé Au-Delà, et vous quatre, déesses de médecine, veuillez apaiser les maladies qui m’affligent maintenant et m’aider à éviter toute maladie dans le futur. » De chacune des cinq divinités à votre cœur émanent des lumières de la couleur leur correspondant.

Votre cœur et votre corps s’emplissent d’une lumière de félicité qui purifie entièrement de toutes maladies, de la malfaisance des esprits, et de toutes actions négatives et de leurs empreintes. Des rayons de lumière à cinq couleurs irradient de tous les pores de votre corps, tandis que du nectar coule du bol à aumône du Bouddha de Guérison et des vases tenus par les quatre déesses, remplissant complètement votre cœur et votre corps.

Générez la forte certitude que vous avez vaincu définitivement toutes les maladies et que vous ne serez plus jamais malade.

Tandis que vous vous concentrez en un point sur cette visualisation, récitez le mantra court ou le mantra long du Bouddha de Guérison, sept, vingt-et-une, cent huit fois, ou plus.”

 

Le mandala de Bhaisajyaguru :

 

 

Autour du Buddha de médecine figurent généralement sept autres Bouddha frères qui sont en réalité des émanations de sa personne.

  • Suvarnabhadravimalaratnaprabhasa.
  • Asokottamasri.
  • Dharmakirtisagaraghosa.
  • Abhijnaraja.
  • Ratnasikhin.
  • Suparikirtinamasri.
  • Sabdaghosaraja.

On y ajoute parfois Sakyamuni lui-même, ce qui fait alors huit Bouddha de médecine en plus de Bhaisajyaguru.

En plus de ces huit Bouddha, Bhaisajyaguru est souvent flanqué de deux bodhisattva qui sont ses assistants :Suryaprabha, « Lumière solaire » et Candraprabha, « Lumière lunaire”.

Le mandala complet du Bouddha de médecine comprend en outre les quatre lokapala (Rois gardiens des directions cardinales), des bodhisattva, Brahma, les douze généraux en armure des yaksa qui combattent les maladies (parmi eux on trouve Indra, Catura etc…).

 

Bhaisajyaguru au Japon :

Au Japon sa pratique s’est répandue dès les premiers temps du bouddhisme. Le temple Horyu-Ji de Nara fut édifié en 587 par le régent Shotoku pour abriter la statue du Bouddha de médecine afin de guérir l’empereur Yomei.

 

Il en fut de même pour le Yakushi-Ji en 680, édifié pour guérir l’impératrice.

 

Au VIIIème siècle son culte prend une importance considérable. On récitait ses sutra et ses mantra, on effectuait la circumambulation rituelle autour de ses statues et on lui offrait des lampes par milliers en tant qu’offrandes. Il a été éclipsé par le culte du Jina Amitabha mais demeure quand même populaire. Ses statues peuvent aussi être trouvées dans les stations thermales qui sont réputées aider à la guérison.

 

Bhaisajyaguru au Tibet :

Au Tibet il est le patron des Quatre tantra de médecine et est donc au centre de la pratique médicale, ces textes étant les fondements de la médecine tibétaine. Par ailleurs, de nombreux sādhanā (qui signifie pratique, cheminement spirituel mais aussi exécution, réalisation, accomplissement, acquisition, dont les rituels quotidiens et la méditation font partie) du Vajrayana sont consacrés à ce Bouddha. Ils sont ainsi utilisés soit par les yogis afin de guérir autrui ou pour qu’ils se guérissent eux-mêmes. Même les médecins peuvent utiliser les rituels du Bouddha de médecine pour consacrer des médicaments avant de les donner aux patients.  

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Statue Bouddha de Guérison –  Mes Indes Galantes Paris

 

La Terminalia Chebula, plante du Bouddha de médecine :

plante Bhaisajyaguru

 

Cette plante est considérée comme la reine des plantes médicinales. On attribue en effet à chacune de ses parties des vertus curatives spécifiques :

  • les racines pour les os,
  • le tronc pour les muscles,
  • les branches pour les articulations,
  • l’écorce pour la peau,
  • les feuilles pour les organes creux,
  • les fruits pour les organes pleins.

Pour le traitement d’une maladie, les Tibétains associent à des remèdes physiques, notamment  des préparations  à base de plantes, des remèdes d’ordre spirituel : l’initiation à Bhaisajyaguru, sa visualisation, la récitation de ses mantra . Pour eux la maladie s’exprime au travers du corps mais elle est liée à des dérèglements plus profonds : l’ignorance fondamentale, les facteurs perturbateurs (la colère, le désir…) et le karma (si votre karma est mauvais, vous aurez plus de chance de tomber malade).

 

Le Bouddha médecine à son  amulette de santé thaï Phra Kring

En Thaïlande le bouddhisme est pratiqué par plus de 90% de la population. Les amulettes peuvent être destinées à protéger des dangers ou encore à apporter la fertilité. Beaucoup d’entre elles sont des amulettes de santé. Ce sont des amulettes spéciales qui selon la tradition et protègent des maladies, et peuvent apporter la guérison.

Notre Bouddha Médecine Thai, Phra Kring soutiendrai les personnes malades afin de leur donner la force dans la « lutte » contre leur maladie, et permetrai d’activer des forces d’auto-guérison.  

Les Thaïlandais, très superstitieux, aime à se procurer cette amulette qu’ils attachent autour du cou pour « renforcer leurs défenses immunitaires et pour aider à la guérison ».

Bouddha de médecine PHRA kring

 

Ainsi, au royaume de Siam,  aussi bien les médecins que les malades, de même que les bien portants  bénéficient des ondes bienvaillantes et bénéfiques du Bouddha de médecine de l’Hymalaya, Phra Kring . 

 

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En effet, selon un adage indien

« Si on le contemple c’est Dieusi on le regarde c’est une pierre ».

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99, rue de la verrerie 75004 PARIS

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