Le sarong

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Sarong ou sarung signifie “gaine, étui” en indonésien. Il s’agit en fait d’un grand morceau de tissu qui s’enroule à la taille. Il peut être en coton, soie, polyester… Il peut être décoré grâce à la technique du batik, être réalisé dans du prada, du songket ou de l’endek. Vous pouvez retrouver tous ces types de tissus et de techniques sur notre blog. A la plage en paréo ou à porter à la maison, adoptez le sarong indonésien !

 

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Technique du batik

 

Qu’est-ce que le sarong ?

C’est une pièce de tissu rectangulaire d’au moins un mètre de large dont on a cousu ensemble les deux petits côtés de façon à former un étui cylindrique. C’est un vêtement simple, et mixte, porté par les femmes, les hommes ou les enfants. Il peut être noué sur le côté, devant, ou simplement enroulé sur lui-même à la ceinture. Le sarong est couramment et traditionnellement porté en Asie du Sud-Est et notamment en Indonésie.

Hors de l’Asie du Sud-Est, le mot “sarong” a pris simplement le sens d’une pièce de tissu rectangulaire que l’on enroule autour du bas du corps et que l’on noue à la hauteur des hanches. Il est appelé ‘lungi” en Inde et “izaar” dans la Péninsule arabique.

Il ne faut pas le confondre avec le paréo. Le concept du paréo est né sous les cocotiers de la Polynésie, le mot même vient du tahitien Pāreu. Le paréo était conçu à l’origine partir de l’écorce d’un arbre, le Tapa, qui était battue jusqu’à en obtenir une pâte de viscose.

 

Les techniques de décoration et motifs du sarong

Le tissu est souvent tissé à carreaux, ou peut être teint de couleurs vives au moyen d’une teinture batik ou ikat. Beaucoup de sarongs modernes ont des décors imprimés. Les artistes et artisans s’inspirent de la faune et de flore qui les entourent pour revêtir les tissus de merveilleux motifs.

Ces décors peuvent être réalisés grâce à différentes techniques :

 

  • L’endek : C’est un style de tissage où le fil est teint avec des motifs géométriques. Le tisserand choisit le motif exact en enveloppant les fils avec de la cire et de l’argile avant de le tremper dans différents colorants. C’est comme un puzzle qui devient plus compliqué après chaque nouvelle couleur intégrée dans le design de l’ikat. Puisque les fils sont teints avant qu’ils soient tissés, ils donnent une distribution de couleur “inexacte” qui se traduit par des bordures floues et enchanteresses. L’endek offre un côté un peu “brut” au tissu très appréciable à l’oeil. L’endek est aussi appelé “ikat balinais”.

 

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Endek de Bali

 

  • Le Songket : Le mot songket en malais signifie « broder avec un fil d’or ou d’argent », c’est un textile de la famille des brocarts (brocart : riche tissu de soie rehaussé de dessins brochés en fils d’or et d’argent) tissé à la main. Le fil est inséré transversalement lors du tissage. Le songket est une des techniques de décoration de tissu les plus raffinées existant en Indonésie.

 

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Motifs réalisés au songket

 

  • Le Prada : A l’origine n’est pas réellement le nom du tissu, mais le nom de la technique pour le décorer. Par analogie, les Balinais ont fini par nommer “prada” à la fois le tissu et la technique. C’est un tissu brillant tissé de coton ou de soie. Autrefois réservé aux princes et souverains, il consistait en placage de feuilles d’or ou de peintures d’or.

 

Tissu prada

 

  • Le Batik : Le batik est un art typiquement indonésien qui consiste à imprimer des motifs sur des étoffes notamment par le biais d’une cire chaude. Généralement, un batik indonésien est réalisé dans un atelier familial. Chacun effectue une tâche bien précise et la technique se transmet de père en fils.

 

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Batik paréo

 

Le sarong en Occident

Le sarong tel qu’approprié par Hollywood ne ressemble guère à l’original. Hedy Lamarr dans White Cargo (1942) et Dorothy Lamour dans Road to Bali (1952) portent toutes deux des sarong (plus comme des paréos), noués sur le côté d’une manière qui souligne, plutôt que de masquer, la courbe des hanches.

Nous savons que les actrices portent un “sarong”, parce que dans Road to Bali Bob Hope fait spécifiquement référence à la tenue de Lamour par ce terme. La partie frontale drapée crée une ligne diagonale révélant la jambe entière de l’actrice. Les deux protagonistes portent des hauts moulants, avec des bretelles, des colliers lourds et des boucles d’oreilles. Lamarr et Lamour sont assis dans des poses langoureuses qui dévoilent encore un peu plus leur peau. Le sarong ici est une présentation de la féminité exotique qui a pour but de titiller le public du cinéma occidental.

Alors que White Cargo se déroule en Afrique et Road to Bali se déroule en Indonésie sur une île sans nom près de Bali. Tondelayo (Lamarr) et la Princesse (Lamour) ne sont pas “indigènes”, mais plutôt un mélange nébuleux de l’occidental et de l’autre. Ils se conforment aux idéaux occidentaux de beauté et d’allure, tandis que la robe “ethnique” qu’ils portent est une fabrication de créateurs de costumes hollywoodiens, sans aucun rapport avec ce qui est attesté dans les archives anthropologiques. Ce qui est représenté, c’est l'”Orient” tel que  fantasmé par l’Occident.

 

Les tenues traditionnelles balinaises

Le sarong est certes très présent en Asie du Sud-Est, mais à Bali ce n’est pas la seule pièce de textile traditionnelle portée quotidiennement par les Balinais. Chaque tenue possède sa signification et ses codes qu’il faut apprendre à déchiffrer et comprendre afin de toucher du doigt la culture balinaise.

Pour les femmes la chevelure occupe une place importante. La coiffure préférée est le chignon qui rappelle celui de la princesse Draupadi du Mahabharata. Leurs vêtements sont composés du kebaya, de très belles chemises à manches longues, la plupart du temps en dentelle colorée.  Elles enroulent ensuite autour de leur taille un sarong, en général en batik imprimé, qui s’étend jusqu’aux chevilles. Et enfin, par-dessus, elles nouent une ceinture : selendang.

Quant aux hommes, leur tenue traditionnelle se compose d’une chemise blanche et d’un sarong autour de la taille, recouvert d’un autre tissu un peu plus court d’une autre couleur, et décoré au-niveau de la bordure, appelé saput. Le tout est maintenu avec une ceinture traditionnelle disposée sous la chemise. Enfin, ils portent un turban, le udang.

 

Pourquoi adopter un sarong ?

Léger, élégant, coloré, en paréo sur la plage ou porté à la maison, le sarong est fait pour tous.

Du fait de sa très grande variété de décors et de techniques de décoration (endek, prada, songket…), il y en a en plus pour tous les goûts !

Unisexe, il apporte une touche originale à votre tenue. Avec lui, vous serez le roi ou la reine de l’été !

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